eaux vives à venise

Publié le par Chantal Robillard





 


eaux vives à venise


 

( contrainte du prisonnier à acrostiches )



                                                                  


marnes ocres

ecume nacrée                                                                   

rues aérées 


356bis-canal-grande.jpg


 

ravins rainurés

armes anciennes

menées successives

ecrans crème

sixième sens

 

 




    

erosion marine
a
ncres acérées                   
306bis-canal-de-la-giudecca.jpg                        
u
rnes ornées




 



vases rococo

issues ocrées

verreries vernies

essors commerciaux

 


 

 

 







rosaces roses

amours assassines

mariées naïves

economie véreuse
              
s
oieries mercières                                                


mouvance

errance

renaissance

 





 

 

© Chantal Robillard

 

 









ce poème a été publié en isolé et en français dans la revue italienne
 

Téchne (n°15, 2005),

cf : http://xoomer.virgilio.it/palbani/15.html


et lu en lecture-concert à la médiathèque du Parnasse,

Saint-Louis  ( Haut-Rhin), le 24 juin 2006.

 

 

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camille 05/06/2010 08:23



c'est vraiment une constante, ces gens peu cultivés qui croinet qu'un poème à contraintes est forcément le fait de quelqu'un de "déjanté" ou un peu limite ! consternant !!! tu n'en as pas marre,
des fois ?



Venise, poèmes de voyage 05/06/2010 08:49



oh si, j'en ai parfois marre ; encore tout récemment une amie, qui pourtant me connait bien, me sort que "i merletti di cenerentola" ressemble... à des élucubrations de drogué !!! un
texte aussi travaillé, que j'ai mis 9 mois à écrire, il y en a qui croient que ça sort comme ça, plouf, d'un coup... pfff...


bah ! jalousie, sans doute. ou agacement de ne pas tout comprendre  ?



Burtos 23/05/2010 09:31



Chantal

Merci pour votre réponse. Il semble donc que vous ne soyez pas "frappée" comme je l'ai envisagé, mais élève assidue d'une école littéraire en vogue.
Parlons de celle-ci et pour cela, je vous en prie, prenez mes affirmations comme des questions auxquelles vous me ferez peut être l'honneur de répondre. J'aimerais beaucoup, en effet, que vous
m'apportiez vos lumières. Et par pitié, laissons de côté ce sentiment primaire et dévastateur (mais tellement humain) de la susceptibilité.

Vos poèmes me paraissent des enchevêtrements de mots associés au gré du vent, et leur construction s'apparente à de l'emboitage de l'égo. Lorsque vous les posez sur le papier, êtes-vous emmenée
par l'idée ou la sonorité ou la couleur de ce qui occupe votre champ visuel?
La démarche semble être celle d'un révolutionnaire en train de fabriquer une bombe artisannale au fond de son garage. N'est-ce pas la une tentative de l'écrivain de répondre au compositeur de
musique sérielle, au peintre surréaliste, a un César, en vue de s'offrir une place a la même tribune de l'art?
Ecrivez-vous pour vous-même, simplement pour vous, avec des espoirs vous procurer du plaisir ou de voir guérir quelques sombres pathologies, ou bien est-ce profondement destiné pour celui qui
vous lira?

Ici, je cesse de vous importuner, pressé de vous lire  si vous souhaitez m'instruire...en prose s'il vous plait :-)


Bien a vous



Venise, poèmes de voyage 25/05/2010 20:47



vous trouverez une réponse à toutes ces questions en cliquant sur le net sous mon nom et internenettes.com, site où je donne une interview sur ma façon de concevoir
l'écriture.


bonne lecture !



Burtos 29/04/2010 18:49



Ingénieuse Chantal,


 


A vous lire, je me demande si vous n'êtes pas un peu frappée.


J'ai bon ou pas?



Venise, poèmes de voyage 30/04/2010 07:08



tout faux ! lisez le "dictionnaire oulipien" et les grands rhétoriqueurs...