eaux vives à venise

Publié le par Chantal Robillard





 


eaux vives à venise


 

( contrainte du prisonnier à acrostiches )



                                                                  


marnes ocres

ecume nacrée                                                                   

rues aérées 


356bis-canal-grande.jpg


 

ravins rainurés

armes anciennes

menées successives

ecrans crème

sixième sens

 

 




    

erosion marine
a
ncres acérées                   
306bis-canal-de-la-giudecca.jpg                        
u
rnes ornées




 



vases rococo

issues ocrées

verreries vernies

essors commerciaux

 


 

 

 







rosaces roses

amours assassines

mariées naïves

economie véreuse
              
s
oieries mercières                                                


mouvance

errance

renaissance

 





 

 

© Chantal Robillard

 

 









ce poème a été publié en isolé et en français dans la revue italienne
 

Téchne (n°15, 2005),

cf : http://xoomer.virgilio.it/palbani/15.html


et lu en lecture-concert à la médiathèque du Parnasse,

Saint-Louis  ( Haut-Rhin), le 24 juin 2006.

 

 

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C
<br /> <br /> c'est vraiment une constante, ces gens peu cultivés qui croinet qu'un poème à contraintes est forcément le fait de quelqu'un de "déjanté" ou un peu limite ! consternant !!! tu n'en as pas marre,<br /> des fois ?<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> <br /> oh si, j'en ai parfois marre ; encore tout récemment une amie, qui pourtant me connait bien, me sort que "i merletti di cenerentola" ressemble... à des élucubrations de drogué !!! un<br /> texte aussi travaillé, que j'ai mis 9 mois à écrire, il y en a qui croient que ça sort comme ça, plouf, d'un coup... pfff...<br /> <br /> <br /> bah ! jalousie, sans doute. ou agacement de ne pas tout comprendre  ?<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> <br /> Chantal<br /> <br /> Merci pour votre réponse. Il semble donc que vous ne soyez pas "frappée" comme je l'ai envisagé, mais élève assidue d'une école littéraire en vogue.<br /> Parlons de celle-ci et pour cela, je vous en prie, prenez mes affirmations comme des questions auxquelles vous me ferez peut être l'honneur de répondre. J'aimerais beaucoup, en effet, que vous<br /> m'apportiez vos lumières. Et par pitié, laissons de côté ce sentiment primaire et dévastateur (mais tellement humain) de la susceptibilité.<br /> <br /> Vos poèmes me paraissent des enchevêtrements de mots associés au gré du vent, et leur construction s'apparente à de l'emboitage de l'égo. Lorsque vous les posez sur le papier, êtes-vous emmenée<br /> par l'idée ou la sonorité ou la couleur de ce qui occupe votre champ visuel?<br /> La démarche semble être celle d'un révolutionnaire en train de fabriquer une bombe artisannale au fond de son garage. N'est-ce pas la une tentative de l'écrivain de répondre au compositeur de<br /> musique sérielle, au peintre surréaliste, a un César, en vue de s'offrir une place a la même tribune de l'art?<br /> Ecrivez-vous pour vous-même, simplement pour vous, avec des espoirs vous procurer du plaisir ou de voir guérir quelques sombres pathologies, ou bien est-ce profondement destiné pour celui qui<br /> vous lira?<br /> <br /> Ici, je cesse de vous importuner, pressé de vous lire  si vous souhaitez m'instruire...en prose s'il vous plait :-)<br /> <br /> <br /> Bien a vous<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> vous trouverez une réponse à toutes ces questions en cliquant sur le net sous mon nom et internenettes.com, site où je donne une interview sur ma façon de concevoir<br /> l'écriture.<br /> <br /> <br /> bonne lecture ! <br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> <br /> Ingénieuse Chantal,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A vous lire, je me demande si vous n'êtes pas un peu frappée.<br /> <br /> <br /> J'ai bon ou pas?<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> tout faux ! lisez le "dictionnaire oulipien" et les grands rhétoriqueurs...<br /> <br /> <br /> <br />