puits
A Venise on voit des puits…
(6 haïkus par 737, 373, 575
servis avec 1 verre de 7 mots monosyllabiques)
Au milieu des placettes,
Là, des puits,
Tout ronds, ou octogonaux.
Tout simples,
Ou lourdement rehaussés.
Qui boit l’eau ?
Ils semblent fermés,
A tout jamais grillagés.
Murés ?
Mutilés ?
Muets ? Mutinés ?
Des canaux, provient
ce clapotis, qu’on entend
quand passe un bateau,
Vendeur de fruits mûrs,
de légumes crus ou cuits.
Venise vrombit,
Frémit, bourdonne au marché,
Mais
les
puits,
eux,
sont
sans
bruit.
ce poème a été lu le 24 juin 2006 à la médiathèque le parnasse de Saint-Louis (68),
en lecture-concert avec flûte et harpe.