Si, par une nuit d'hiver...

(fondante en si)
à Italo Calvino ,
Marcel Bénabou*,
et Jacques Jouet
(qui a baptisé du joli nom de « fondante »
cette dentelle)
Si par une nuit d’hiver, une voyageuse,
S’égarait dans le noir , se perdait complètement,
Entre les Zattere et Santa Margherita,
Par une nuit d’hiver , une voyageuse
Une nuit d’hiver, une voyageuse
Se ferait mener par la Vénitienne
D’un rio obscur au dit campo enfin.
Nuit d’hiver : une voyageuse,
D’hiver, une voyageuse,
Gelée, prendrait chocolat chaud,
Puis rentrerait saine et sauve,
Une voyageuse
Logeant Dorsoduro,
Retrouverait ses pas.
Voyageuse
Aux pieds rougis
Tout échauffés.
copyright Chantal Robillard
*Attention, tous les e dits à tort « muets » sont ici prononcés !
ce poème a été lu
au salon du livre de Colmar
en novembre 2005,
et, en musique, à la médiathèque
du Parnasse à St-Louis
en juin 2006
* Marcel Bénabou est l’auteur de
« Résidence d’hiver » (Verger éditeur)