retour de grand soir à Venise
Retour de « grand soir » à Venise
(haïkus partiellement monosyllabiques)
en " deudeuche" étions,
il
y
a
un
bien
long
temps,
dans nos vingt printemps,
trois amies, venues
camper près de Venezia,
retour des Balkans.
Piazzale Roma,
Mettons la voiture au frais :
chic,
long
jour
à
pied !
Visitons tout crin :
Françoise ne connait pas,
-les îles non plus.
Au soir épuisées,
revenons à Piazzale
reprendre la deuch';
sur drame tombons :
grande dame en long fourreau
gants,
sac
et
bob
d'or;
s'évente, énervée,
(il
fait
chaud
vers
la
fin
août),
se plaint au portier.
Cricri s'enquiert et
nous explique son malheur :
l'a perdu ses clefs !
Et pas un taxi
En vue sur la Piazzale !
Nous, peut-on l'aider ?
Elle habite loin,
est venue pour grande expo :
il lui faut rentrer.
On l'emmènera,
Bon,
ça
ne
fait
pas
un
pli,
dans gris carrosson,
qui
pue,
qui
est
plein
de miettes et de bouquins,
mais :
c'est
ça
ou
rien !
L'avons embarquée,
ma
foi
ce
n'est
pas
tout
près,
jusquezzz'à Padoue.
beau
grand
parc ;
au
fond,
villa... palladienne, au moins !
Sans un merci, rien,
Nous a plantées là !
ah, la donn'e mobile ...
Fûmes bien vengées :
la mémé partit,
cul du fourreau barbouillé...
de chocos B N !
© Chantal Robillard
(merci à Annette et à Jeannine D. pour les photos 1 à 5)
on pourra découvrir une autre interprétation de cette 2 CH "vintage" dans ma nouvelle :
" le deviseur du monde",
sur le site www.campiello-venise.com,
rubrique " souvenirs vénitiens".