Samedi 17 octobre 2009
suite de la série de textes autour de "Besoin de vélo" pour Zazie mode d'emploi,
cf. www.zazipo.net...








Besoin de toi, mon Polo !

 

 

 



Besoin d'Asie


Besoin de bateau


Besoin de caravane

Besoin de chameau

Besoin de cale


Besoin de devisement du monde


Besoin d'Empire du milieu (et des bordures)


Besoin de flotte


Besoin de gréement


Besoin de hue

Besoin de Huns

Besoin de hune 


                                            


Besoin d'Indes


Besoin de joyaux


Besoin de Kubilai Khan

 


Besoin de lamas

 

 



Besoin de merveilles

Besoin de Mandchourie

Besoin de Mongolie, intérieure et extérieure


Besoin de naviguer


Besoin d' ouralo-altaïques (langues)


Besoin de pandas (à sauver)

Besoin de passage

Besoin de pistes


Besoin de quête


Besoin de route


Besoin de soie


Besoin de Tartarie

Besoin de traités

Besoin de traversées 

                                                     


Besoin d'utopie


Besoin de voyages

Besoin de vents véloces

Besoin de Venise, Venise, v


Besoin de wu (langue)


Besoin de Xiao mi ra


Besoin de yack

Besoin de yourte

Besoin de Yang


Besoin de zen





Marco P. Le divisament dou velocimondo, 1303.*




 





*Manuscrit conservé à la biblioteca oplepiana : pour le consulter, demander la clé au gardien.

 


 

 

 

 

 

(et merci à Jeannine D. pour les 2 photos des tissus Fortuny)

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Samedi 10 octobre 2009


parmi  ma série de pastiches actuels, sur le site www.zazipo.net (cf. le lien " Zazie mode d'emploi"),
voici, d'après "Besoin de vélo", de Paul Fournel ( Seuil, 2003),










Besoin de Venise

 


besoin de vagues

besoin de vaporetti

besoin de Vogalonga


besoin de verreries

besoin de venelles ventées         


besoin de Veronese

besoin de Vivaldi

besoin d'i Veduti


besoin de Venezia

besoin de via, via !



Paolo Vornello, Besoin de voyager. Ed. Sotoportego, 2003.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                  (merci au campiello de venise pour l'image d'acqua alta)

 

 

 


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Samedi 15 août 2009







Torcello




tôt

temps

tourner
,

Torcello ?

tristesse

tranquille,

transport

tragique,

tatare

trône,

(é) ter ( nité )













 

 

© Chantal Robillard

 


sur Torcello, voir aussi plus bas sur ce blog le poème "Huns chats de Torcello"


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Dimanche 10 mai 2009

 

 

 

 

 

 

la Laguna ? C'est la mer !

 

 

 

 

 

Lagune : on pense à

Calme et paisibilité,

Eaux bien endormies...

 

 

 

Mais non ! Grosse erreur !

Tempêtueuse et troublée

Elle en crie, parfois.

 

 

 

Eh

oui,

c'est

bien

ça :

la laguna, bousculée,    

par

de

gros

vents

froids,

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 


 

 

 


se révolte et

se soulève en grands remous,

noie quelques pêcheurs,


 

 

 









deux-trois vacanciers,

brise en sang quelques bateaux,   

puis reprend train-train.

 

  


© Chantal Robillard 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sur le même sujet, cf aussi, plus bas sur ce  blog, le poème " lagune embrumée"...

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Jeudi 23 avril 2009





 

 

 

 

Clapotis sur Grand canal

 

(haïkus futuristes)

 

 

clap cla cla clapot

clapotis de l'eau sur bords

des fondamenta.

 

 

 

Clap cla clapotis

poti léchure et pota

du vaporetto,

 

 

 

sillage et sillons.

se croisent vapeurs, cornant

gondole insérée,

 

 

 



clapotant clac clac,

traghetto traverse, ô gué,

gens debout dinguant.

 

 

 

Et ça mugit fort,

ça gesticule et klaxonn',   

gros bateau fonçant.

 

 

 

 










flapi flapo flot,

gaffe à tes rames, mon gars !

ouli oulipo.

 

 

 

hep, priorité !

Circulez, y a tout à voir,

Clap futur clapot.

 

 

 

 

 

© Chantal Robillard



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Lundi 6 avril 2009

QUARANTE VOLEURS

(vers aux 1, 2, 3 syllabes)














mais

est
passé
Ali
Baba ?


 bah,
là,
à
Venezia,
il
tient

una
bella
trattoria.



© Chantal Robillard


 




tout ceci ne nous dit pas ce qu'Ali Baba venait faire à Venise...
 





contempler la lagune et la peindre sur les murs ?

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Lundi 16 février 2009

Venise à la fondation Beyeler, Bâle (CH)



cette morale élémentaire en haikus et monosyllabes
                     est dédiée aux élèves
(et leurs enseignantes et documentalistes)
des collèges

Tomi Ungerer de Dettwiller,
Copernic de Duttlenheim,
N-D de Sion de Strasbourg,
et du lycée hôtelier Alexandre Dumas d'Illkirch-Graffenstaden,
que j'ai rencontrés jeudi 12 et vendredi 13 février dernier :





jardin empoudré                                                                     miroir d'eau
collines toutes blanchies                                                        Calder noir au vent
flocons raréfiés                                                                      glouglou dans l'étang


un
pas
vers
les
toiles
sur
la
mer


Venise impressionniste                                                          Turner embrumé
Canaletto détaillant                                                                Sargent photographique
Guardi descriptif                                                                    Whistler graphique

Monet arc en ciel                                                                     Signac fourmillant
Renoir enfantin ( bien trop !)                                                    Redon dramatique
Manet tragique                                                                         Citta visitée



qu'aurait dit Marco ?
qu'en aurait pensé Polo ?
et beau Corto, Pratt ?










Copyright Chantal Robillard


                               
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Jeudi 5 février 2009








 

 

 

Romance en mer sereine, version venise, 6

 

 

 

cara- rossa écume : non, sans rire, ce marinero vénexiano vicieux a osé évacuer ses mièvres amours exécrées, à occire ses six mômes, sans revenir à sa cara ? non, non, ceci ne sera, cara-rossa sévira !

 

vexée, cara-rossa énonce ses voeux avec aversion : vrai, corso s'enivre en écosse ? Via, via, sur mon âme muranienne, mon ami ness, énorme varan écossais, s'en ira coincer ce casanova, s'en saisira, renversera corso en un ravin aux ronciers venimeux, où un rosier acéré écorcera ses cuisses, ses reins ou ses aines, - coussin en émeri ! sévère sera sa cuisson.

 

mieux encore : cara-rossa, accourue vers son corso, innocence au minois, rassurera son ami, mais... assaisonnera ses vins en arsenic, versera en ses veines un curare sournois. cara-rossa ravira à nouveau son coureur, mais minor, vanné, usé, vaincu ne saura avoir aises à aimer. corso se consumera en un mois : ô, macérer, mourir en remous...

 

rêve cara-rossien... corso aura encore vu ceci : son ancienne amoureuse s'unir à son ex- mousse. car méric, mais oui, sera revenu vers eux, en écosse. cara-rossa crânera, avouera à corso sa noirceur, sa rancune envers sa soeur océane. cara-rossa se mariera avec son niaiseux méric en une noce aux sons cornemuseux : ouin, ouin, ouin-ouin-ouin ! une mariée véreuse en crème, un marié en vareuse écossaise aux nuances mac invernoises : carreaux anis-ocre-noir. corso mourra, morsure au coeur, souvenirs océaniens ravivés en sa conscience, en sa mémoire. sa croix : n'avoir su mener sa vie, où voir sa veine, en somme.

 

mer en ire, mer en rumeur, mer en murmure... mer rimeuse, en vers à césures, ressacs à scansions, en mesure. assonances, résonances, sons serinés en mineur : si mi ré si, si mi ré si, si mi mi mi... unisson. mer airain, mica, mercure, cireuse... cieux sureau, mûre, muscari, à nuées saumon ou rosées, sous vénus encrée, mars rocoué.

 

 

 


 

un an encore sera sassé. cara-rossa aura eu, avec ce vieux méric, un nouveau-né énorme, cornu. assassin aussi, car cara-rossa mourra à sa naissance, avec cris maximaux. mac invern, secoué, un nourrisson en mains, se remariera au soir même avec une nièce à ness, miss rose mac ross, nourrice à saveur âcre.

 

marasme. amer, soucieux, névrosé, méric, écrivain sans succès, associé ruiné, ami circonvenu, s'en ira mourir un soir en un coin noir, se noiera en une mer aux eaux moisies. ciao, marin ! une âme vaurienne en moins.

 

cric, crac, croc ! mmm, mmm, mmiam miam ! m'am rose, sa veuve, consommera vivace son coriace morveux : cru mais mariné au romarin, avec mousserons en sauce. suivra à son menu une crème renversée, aux cerises avec un vin corsé, - en souvenir !

 

savoureux, ce rêve cara-rossien, non ? sorcière, va !

 

© Chantal Robillard           

 

 


 

 

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Dimanche 1 février 2009







 

 

 

romance en mer sereine, version venise : 5

 

 

 

 

mais, aux vacances, corso recommence à s'aviner. à nouveau, une soirée arrosée s'annonce. océane, anxieuse, a saisi un verre. son mari, canne en main, air mauvais, se marre, sacre, menace, secoue sa sirène. océane crie. corso assène sa canne sur océane. sans connaissance, écrasée sous crosse assénée à nouveau, encore, sévices sur une sirène inanimée, ainsi va mourir océane.

 

corso se revire vers ses siréneaux. vacarme, curée ... nu comme vermisseau, museau cramoisi, un nourrisson crie, reins cassés, sur un carreau. un siréneau va s'évanouir, sa soeur se sauver en recoins, un môme s'en va vomir, une mini sirène se rue sur sa mère, mais rouée aussi, son sein rosé vire au cassis. crésus, son aîné, son aimé, s'escrime avec un arc en osier versus corso : vain accessoire ! corso assomme, massacre, éviscère !

 

corso a assassiné son amour suave, sa si rousse sirène, mais aussi ses six successeurs. sous ce roc une sirène a vécu, a cru asservir un marin, en a crevé avec ses siréneaux, - menues innocences ravies à une vie sereine.

s'ensauve corso, évacue sa caverne : évasion !

 

marée vaseuse, nauséeuse, cruorée. carcasses sans vie en errance sur ces eaux encarminées, à écume minium. mars, rancunier, a vaincu vénus.

 

sur murano, assise à son mac, cara-rossa a vu ceci sur son écran, en a souri. « corso va me revenir ! rame, mon corsaire, reviens à moi, sois mon mari marin, sois à nouveau mien, aimons-nous encore ! »

 

nenni ! corso n'en a cure, ravisé. sur un vieux canoë, corso a ramé, oui, cara-rossa, mais vers ces mers à ressacs, ces océans à cieux iroise, ces anses crasseuses à ressources en or, en amours, en vins. ironie : voici son rêve, - envoi cara-rossien- , mis en oeuvre ! ce noceur sera à nouveau un viveur, un coureur sur mer...

 




(à suivre)  


 


 



 

 

 

 

photos : Barocco

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Jeudi 29 janvier 2009








romance en mer sereine, version venise, 4




corso minor caresse sa sirène, se mire en sa couronne, orne ses seins en coraux. océane s'amuse, ivre amoureuse. sa voix serine un air suave aux mérous, aux marsouins, aux murènes. à son sauveur corso, aussi ; mais oui, car même une sirène, sans amour, sans semence, ne saura concevoir un nourrisson...


rosée, arc en cieux, univers à cimaise, où, ancrée, vénus a souri à mars avec reconnaissance. écume écrue en mer sereine. cormorans rieurs, sur une immense mare, mousseuse comme sari en armoisin verveine.






un an a semé ses moissons. semaines, saisons... en six ans, nous voici avec six naissances ! mais amour rime aussi avec ennui, corvée. un corsaire ne savoure une caverne sous-marine circa une ère, ne s'enracine à vie. un vrai coureur aime vivre, croiser sur mer, non sous mer.

or un soir, cara-rossa arrive en rêve à corso. ressaisie, rusée, envieuse, cara envoie semaine sur semaine rêve sur rêve au corsaire : rixes avec marins corses ou sénans, amours crues, virées osées, commerce en vins, en ors, vie casse-cou... avec sa sirène, corso a ses aises, une vie sucrée, mais non ses anciens succès en mer ! corso s'ennuie, s'enivre, muse sans envie, erre sans cesse aux environs. rêvasse corso : ô, se sauver, revoir cara-rossa, sa cara, son ancien amour... s'émouvoir sur six siréneaux, nés sous un roc, ceci ne rassasie mie un ancien casanova.

îvre, corso s'avère sec, mauvais, sévère avec son océane, ressasse ses sarcasmes, mois sur mois ; sans cesse minor rumine, macère, crie son envie :  « incarcéré ici, moi ? ô, me casser, survivre, mamma mia, revoir mes rives muraniennes, mes canaux, mon san marco ! » oui, mais sa sirène, ses siréneaux ? aïe aïe aïe, misère...

un soir en mai, noiseux, en sueur, en courroux, corso rosse sa sirène. oéane, sciée, mesure ces menaces, mais sans en concevoir source cara-rossienne ( océane, naïve, n'a aucun sixième sens !).

sevré, aux aurores, corso s'excuse, révère sa mie à
nouveau : mère rassurée, mer caresse, eaux irisées en camaïeux cresson, mai, véronese. univers rasséréné.

(à suivre)                                               
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